Masque

J’ai passé 3 mois au chaud, hébergé à l’hôtel Pasteur, sans avoir pu y projeter autre chose que cet après-midi de peinture. Trop absorbé par les affaires courantes de Teenage Kicks  qui ont monopolisé toute mon énergie en 2021. Pourtant le lieu est idéal pour la création. C’est une pièce lumineuse, haute de plafond, occupée de paillasses qui ont accueillies des générations d’étudiants de la faculté des sciences depuis la fin du 19eme siècle, puis des occupations temporaires dont il reste des balafres précaires… 

C’est un masque qui est finalement apparu sur le mur de cette pièce de l’Hôtel Pasteur appelée l’antichambre. Il aura suffi trois traits dessinant un œil pour donner à cette composition, au départ abstraite, la rassurante apparence de la figure humaine. C’est étrange comme j’y reviens a chaque fois, la figure ou la lettre, comme si je ne savais pas regarder un nuage pour ce qu’il est.

I spent three months in the warmth of Pasteur’s hostel, without being able to project anything other than this painting afternoon. Too absorbed by the current affairs of Teenage Kicks which have absorbed all my energy in 2021. However, the place is ideal for creation, it’s a luminous room, with high ceilings, occupied by straw mattresses that have welcomed generations of students from the Faculty of Science since the end of the 19th century, then temporary interventions of which there are still precarious scars…

It’s a mask that has finally appeared on the wall of this room of the Hôtel Pasteur, called the antichambre. Three lines drawing an eye were enough to give this initially abstract composition the reassuring appearance of the human figure. It’s strange how I keep coming back to it, the figure or the letter, as if I didn’t know how to look at a cloud for what it is.

Le Mans 2021

Acrylique et aérosol sur plaque de béton.
Performance pour le festival Pleins Champs, Le Mans 2021.

Acrylic and aerosol on concrete slab.
Performance for the festival Pleins Champs, Le Mans 2020.

Le livre

A l’invitation de la biennale Sculpt en Sologne, j’ai été convié à peindre le mur de la médiathèque de Ferté Saint-Aubain.

Merci à la municipalité pour l’accueil et les bons moment passés et en particulier à Gilles Maddalena de l’association le mur Oberkampf pour son invitation et son soutien technique.

Requested by Sculpt en Sologne biennale, I was invited to paint the wall of the media library of Ferté Saint-Aubain.

Thanks to the municipality for the hospitality and the good time spent and i especially to Gilles Maddalena from the association le mur Oberkampf for the opportunity and the technical support.

At Home

J’ai emménagé dans cet immeuble en 1983 avec ma famille. J’y ai découvert le punk rock, le hip hop, le graffiti et j’y ai eu rencontré beaucoup d’amis ! Des bons et de mauvais moments mais beaucoup de souvenirs dans ce quartier. Je signais Atome quand à mes débuts, c’est pourquoi j’ai peint ce nom ici. Seuls quelques amis comprendront vraiment ce post, mais il peut résonner pour tous !

J’ai maintenant 48 ans et c’est à cette période que s’est allumé une flamme qui brûle toujours en moi ! N’oubliez jamais votre adolescence !

I lived in this building in 1983 with my family. I discovered punk rock, hip hop, graffiti and a lot of friends and stories !
Good times and bad times! But lot of memories here for me. I was writing Atome when I started, that’s why I painting this name here, only a few friends will really understand this post, but it can resonate for everyone!

Now I’m 48 years old, and these moments have made what I am now ! Never forget!

Dédale

Crédit photo : Maks

« Spectacle non-vivant »

Diorama, peinture acrylique et aérosol sur panneaux médium.

Invité pour la seconde fois en plein confinement par l’équipe de Dédale à Vannes, je proposais une composition immersive sous la forme d’un diorama.

Le spectateur deviendra-t-il acteur dans cette immersion aux allures apocalyptiques ? 

Ainsi par cette inspiration Debordienne, « Les tromperies dominantes de l’époque sont en passe de faire oublier que la vérité peut se voir aussi dans les images »

” Non-living show “

Diorama, acrylic and aerosol paint on medium panels.

Invited in full confinement a second time by the Dédale team in Vannes, I presented an immersive composition with the form of a diorama.

Will the spectator become an actor in this apocalyptic-looking immersion?

Thus by this Debordenian inspiration, “The dominant deceptions of the time are about to make us forget that the truth can also be seen through images”.

Crédit photo : Sébastien le Gourriérec

Indésirables

Le Mans, Quartier horizon, 2020

Dans le cadre du festival Plein Champs Off, la municipalité du Mans m’a sollicité afin de réaliser des peintures murales dans le nouveau quartier “Horizon”, occupant l’ancienne friche du site militaire (GIAT). Depuis 2018, une partie du chantier de la ZAC de la cartoucherie est à l’arrêt suite à la découverte de la présence d’une petite plante nommée Hélianthème Faux alysson.

Dans ce monde si brutal il est fascinant qu’une petite plante insignifiante puisse parfois mettre à l’arrêt tout un programme immobilier. Cela m’a donné envie de travailler sur les plantes dites indésirables en m’inspirant librement de planches de botaniques. Et de faire un parallèle avec le graffiti, qui lui aussi, indésirable dans l’espace urbain, prends sa place là le vide s’installe.

Photographie ©Alain Amet

Photographie ©Alain Amet

As part of the Plein Champs Off festival, the city of Le Mans commissioned me to create mural paintings in the new “Horizon” district, which occupies the former wasteland of the military site (GIAT). Since 2018, part of the construction site of the ZAC de la Cartoucherie has been at a standstill following the discovery of the presence of a small plant named Hélianthème Faux alysson.

I found it fascinating in this world so brutal that a little insignificant plant can sometimes stop an entire property development. This has made me decide to work on the so-called undesirable plants, freely inspired by botanical plates. And to establish a parallel with graffiti, which is also undesirable in the urban space, where the void takes place.