Exposition FRAMEWORK

Framework

(Emprunt à l’anglais : structure-cadre, protocole de création)

Ce terme s’est imposé à moi lors de ma résidence chez l’artiste Yann Le Berre, à Pont-Aven, plus connu sous le nom de l’Outsider. Ébéniste de formation, il m’a aidé à construire certaines de ces caisses américaines pour finaliser mes travaux d’atelier. 

Ces caisses, en ajoutant une structure physique, délimitent l’œuvre et en fixent les contours.

À l’inverse, mon travail dans les friches industrielles, la rue ou les espaces abandonnés refuse toute limite préétablie. Il s’inspire de tout ce qui entoure le support — murs écaillés, objets oubliés, matières en décomposition — et intègre ce hors-cadre comme partie prenante de la création.

Les œuvres présentées ici questionnent cette tension entre neutralité du white cube et contextualité de la création in situ et proposent de jouer de ces liens qui tissent ma pratique depuis quelques années.

GALERIE PICTURA

Pont des arts – Parc de Bourgchevreuil, rue de la mairie, Cesson-Sévigné – Du 6 novembre au 18 décembre 2025

Vous pouvez télécharger le catalogue de l’exposition ici.

Framework
(Borrowed from English: framework structure, creation protocol)

This term came to me during my residency with artist Yann Le Berre, in Pont-Aven, better known as the Outsider. A trained cabinetmaker, he helped me build some of these American crates to finalise my studio work.

These crates, by adding a physical structure, delimit the work and define its contours.

Conversely, my work in industrial wastelands, streets or abandoned spaces rejects any pre-established limits. It draws inspiration from everything that surrounds the medium — peeling walls, forgotten objects, decomposing materials — and integrates this outside framework as an integral part of the creation.

The works presented here question this tension between the neutrality of the white cube and the contextuality of in situ creation, and propose to play on the links that have woven my practice together over the last few years.

Mémento

POCH, BIMS ET BREZ S’ASSOCIENT POUR UNE EXPOSITION COLLECTIVE À L’HÔTEL PASTEUR.

Du 8 au 27 juillet 2022, dans le cadre d’Exporama 2022, l’association Teenage Kicks mettait en avant son équipe artistique à travers une exposition collective à l’Hôtel Pasteur.

POCH, BIMS et BREZ, artistes rennais, par ailleurs curateurs de la Biennale d’Art Urbain, vous invitaient à découvrir leurs travaux d’ateliers. Intitulée Mémento, cette exposition proposait d’explorer la mémoire induite par une pratique éphémère par essence, celle de l’art urbain.

Pour l’exposition Mémento, j’ai développé une série de peintures qui évoque la mémoire éphémère de notre époque à travers une pratique sportive associée au graffiti. Cela parle du manque de temps, de la vitesse, de l’immédiateté, de l’éphémère, de l’héritage.

Des footings dans la ville servent de prétextes pour documenter, repérer, regarder la ville et ses transformations, s’en servir comme muse et y peindre.

Le format polaroid convoque le souvenir, un souvenir immédiat, éphémère, un souvenir qu’on offre, qu’on range dans une boite, un souvenir qu’on oublie.

Instagram, inspiré du polaroid, appelle à créer un souvenir immédiat, jetable, une sorte de mémoire vive, une hyperconsommation de l’image à travers les stories. Je m’en sers pour documenter et communiquer sur mes œuvres, en mettant en scène le processus de création. J’évoque une similarité entre l’urbanisme actuel et ces peintures éphémères, l’accélération imposée par notre monde moderne qui semble aller droit vers sa fin, le plus vite possible.

For the Mémento exhibition, I have developed a series of paintings that evoke the ephemeral memory of our time through a sporting practice associated with graffiti. It speaks of the lack of time, speed, the immediacy, the ephemeral, the heritage.


The jogging in the city serves as a pretext to document, spot, watch the city and its transformations, use it as a muse and paint on it


The polaroid format conjures up the memory, an immediate, ephemeral memory, a memory that is gifted, put away in a box, a memory that is forgotten.


Instagram, inspired by the polaroid, calls for the creation of an immediate, disposable memory, a sort of random memory, a hyperconsumption of the picture through the stories. I use it to document and communicate about my work, by staging the creative process. I mention a similarity between today’s urbanism and these ephemeral paintings, the acceleration imposed by our modern world which seems to be heading towards its end, as fast as possible.