Parc de Bourgchevreuil

Lors de l’exposition Framework, et à la demande de la galerie Pictura, j’ai été invité à investir l’un des murs de ce long white cube. Il s’agit d’un grand carré blanc encadré d’ouvertures étroites donnant sur le parc de Bourgchevreuil. Difficile de créer une peinture contextuelle dans un espace aussi neutre. 

Nous sommes début novembre, ces petites ouvertures vers l’extérieur découvrent une végétation automnale sur le parc adjacent, elle sera ma source d’inspiration.

At the request of the Galerie Pictura, I have been invited to take over one of the walls of this long white cube. It is a large white square framed by narrow openings overlooking Bourgchevreuil Park. It is difficult to create a contextual painting in such a neutral space.

It is early November, and these small openings to the outside reveal the autumnal vegetation of the adjacent park, which will be my source of inspiration.

Vous pouvez télécharger le catalogue de l’exposition ici.

Mémento

POCH, BIMS ET BREZ S’ASSOCIENT POUR UNE EXPOSITION COLLECTIVE À L’HÔTEL PASTEUR.

Du 8 au 27 juillet 2022, dans le cadre d’Exporama 2022, l’association Teenage Kicks mettait en avant son équipe artistique à travers une exposition collective à l’Hôtel Pasteur.

POCH, BIMS et BREZ, artistes rennais, par ailleurs curateurs de la Biennale d’Art Urbain, vous invitaient à découvrir leurs travaux d’ateliers. Intitulée Mémento, cette exposition proposait d’explorer la mémoire induite par une pratique éphémère par essence, celle de l’art urbain.

Pour l’exposition Mémento, j’ai développé une série de peintures qui évoque la mémoire éphémère de notre époque à travers une pratique sportive associée au graffiti. Cela parle du manque de temps, de la vitesse, de l’immédiateté, de l’éphémère, de l’héritage.

Des footings dans la ville servent de prétextes pour documenter, repérer, regarder la ville et ses transformations, s’en servir comme muse et y peindre.

Le format polaroid convoque le souvenir, un souvenir immédiat, éphémère, un souvenir qu’on offre, qu’on range dans une boite, un souvenir qu’on oublie.

Instagram, inspiré du polaroid, appelle à créer un souvenir immédiat, jetable, une sorte de mémoire vive, une hyperconsommation de l’image à travers les stories. Je m’en sers pour documenter et communiquer sur mes œuvres, en mettant en scène le processus de création. J’évoque une similarité entre l’urbanisme actuel et ces peintures éphémères, l’accélération imposée par notre monde moderne qui semble aller droit vers sa fin, le plus vite possible.

For the Mémento exhibition, I have developed a series of paintings that evoke the ephemeral memory of our time through a sporting practice associated with graffiti. It speaks of the lack of time, speed, the immediacy, the ephemeral, the heritage.


The jogging in the city serves as a pretext to document, spot, watch the city and its transformations, use it as a muse and paint on it


The polaroid format conjures up the memory, an immediate, ephemeral memory, a memory that is gifted, put away in a box, a memory that is forgotten.


Instagram, inspired by the polaroid, calls for the creation of an immediate, disposable memory, a sort of random memory, a hyperconsumption of the picture through the stories. I use it to document and communicate about my work, by staging the creative process. I mention a similarity between today’s urbanism and these ephemeral paintings, the acceleration imposed by our modern world which seems to be heading towards its end, as fast as possible.

Masque

J’ai passé 3 mois au chaud, hébergé à l’hôtel Pasteur, sans avoir pu y projeter autre chose que cet après-midi de peinture. Trop absorbé par les affaires courantes de Teenage Kicks  qui ont monopolisé toute mon énergie en 2021. Pourtant le lieu est idéal pour la création. C’est une pièce lumineuse, haute de plafond, occupée de paillasses qui ont accueillies des générations d’étudiants de la faculté des sciences depuis la fin du 19eme siècle, puis des occupations temporaires dont il reste des balafres précaires… 

C’est un masque qui est finalement apparu sur le mur de cette pièce de l’Hôtel Pasteur appelée l’antichambre. Il aura suffi trois traits dessinant un œil pour donner à cette composition, au départ abstraite, la rassurante apparence de la figure humaine. C’est étrange comme j’y reviens a chaque fois, la figure ou la lettre, comme si je ne savais pas regarder un nuage pour ce qu’il est.

I spent three months in the warmth of Pasteur’s hostel, without being able to project anything other than this painting afternoon. Too absorbed by the current affairs of Teenage Kicks which have absorbed all my energy in 2021. However, the place is ideal for creation, it’s a luminous room, with high ceilings, occupied by straw mattresses that have welcomed generations of students from the Faculty of Science since the end of the 19th century, then temporary interventions of which there are still precarious scars…

It’s a mask that has finally appeared on the wall of this room of the Hôtel Pasteur, called the antichambre. Three lines drawing an eye were enough to give this initially abstract composition the reassuring appearance of the human figure. It’s strange how I keep coming back to it, the figure or the letter, as if I didn’t know how to look at a cloud for what it is.

Dédale

Crédit photo : Maks

« Spectacle non-vivant »

Diorama, peinture acrylique et aérosol sur panneaux médium.

Invité pour la seconde fois en plein confinement par l’équipe de Dédale à Vannes, je proposais une composition immersive sous la forme d’un diorama.

Le spectateur deviendra-t-il acteur dans cette immersion aux allures apocalyptiques ? 

Ainsi par cette inspiration Debordienne, « Les tromperies dominantes de l’époque sont en passe de faire oublier que la vérité peut se voir aussi dans les images »

” Non-living show “

Diorama, acrylic and aerosol paint on medium panels.

Invited in full confinement a second time by the Dédale team in Vannes, I presented an immersive composition with the form of a diorama.

Will the spectator become an actor in this apocalyptic-looking immersion?

Thus by this Debordenian inspiration, “The dominant deceptions of the time are about to make us forget that the truth can also be seen through images”.

Crédit photo : Sébastien le Gourriérec

HOTEL D’YEUSE / WONDERWALL (COGNAC).

En 2019, j’ai été invité avec  Rouge,  SLY2,  MIKA Husser and Monsieur Poulet par Wonderwall à investir une chambre de l’hôtel d’Yeuse près de Cognac, France.

Ce très bel hôtel surplombe un jardin appelé le “jardin respectueux” ; un endroit aménagé par une équipe passionnée qui entreprend de sensibiliser le public sur la biodiversité, notamment à travers la sauvegarde de graines anciennes.

Je suis très attaché par le concept de la graine et ce qu’elle représente en terme universel, c’est donc naturellement l’inspiration principale de ces trois compositions qui habillent désormais cette suite de l’hôtel d’Yeuse.

In 2019, I was invited with  Rouge,  SLY2,  MIKA Husser and Monsieur Poulet by wonderwall organisation in Cognac, France. Hotel d’yeuse commissioned work to create murals in a bedroom and living room.The hotel is surrounded by a beautiful garden ans landscape with mature trees.

This garden is managed and animated by an organisation who have a seedbank for caring about the old seeds. I’m very aware about this concept of seeds. That’s why i decided to paint these three differents scenes in this rococo’s bedroom inspired by the seedbank.

PLAYGROUND

Peinture en collaboration avec BIMS en 2018 pour un nouveau gymnase à Rennes.

Ce gymnase a été abandonné pendant quelques années et est devenu un terrain de jeux pour les graffeurs locaux. Nous avons souhaité pour cette peinture commandé par la municipalité de Rennes, travailler sur une composition abstraite intégrant à la fois la signalétique des gymnases et le fantôme des graffitis qui ont autrefois habillés ses murs.

A collaborating paint with Bims in 2018 for a new gymnase in Rennes.

The gymnase was abandonned during a few years and was a graffiti playground for the local scene. We tried to make a combinasion beetween our work and the sports signetic and integrate some ghost of graffiti inside an abstract composition.

Sweet home

Pierre-marie est un fin claveciniste, il m’a demandé de peindre ce mur de composition abstraite dans son salon à Rennes. L’intention était de créer une composition en aplat qui dégage un ressenti musical. Les quelques lignes qui se détachent des motifs du fond évoquaient à mes oreilles le son typique du clavecin.

Pierre-marie is a good harpsichord player, he asked me to paint this abstract composition wall in his living room in Rennes. The intention was to paint a composition with a musical feeling and a flat design, i also painted some lines are detached from the background that remind me the typical sound of the harpsichord.