Exposition FRAMEWORK

Framework

(Emprunt ร  lโ€™anglais : structure-cadre, protocole de crรฉation)

Ce terme sโ€™est imposรฉ ร  moi lors de ma rรฉsidence chez lโ€™artiste Yann Le Berre, ร  Pont-Aven, plus connu sous le nom de lโ€™Outsider. ร‰bรฉniste de formation, il mโ€™a aidรฉ ร  construire certaines de ces caisses amรฉricaines pour finaliser mes travaux dโ€™atelier. 

Ces caisses, en ajoutant une structure physique, dรฉlimitent lโ€™ล“uvre et en fixent les contours.

ร€ lโ€™inverse, mon travail dans les friches industrielles, la rue ou les espaces abandonnรฉs refuse toute limite prรฉรฉtablie. Il sโ€™inspire de tout ce qui entoure le support โ€” murs รฉcaillรฉs, objets oubliรฉs, matiรจres en dรฉcomposition โ€” et intรจgre ce hors-cadre comme partie prenante de la crรฉation.

Les ล“uvres prรฉsentรฉes lors de cette exposition questionnent cette tension entre neutralitรฉ du white cube et contextualitรฉ de la crรฉation in situ et proposent de jouer de ces liens qui tissent ma pratique depuis quelques annรฉes.

GALERIE PICTURA

Pont des arts – Parc de Bourgchevreuil, rue de la mairie, Cesson-Sรฉvignรฉ – Du 6 novembre au 18 dรฉcembre 2025

Vous pouvez tรฉlรฉcharger le catalogue de l’exposition ici.

Framework
(Borrowed from English: framework structure, creation protocol)

This term came to me during my residency with artist Yann Le Berre, in Pont-Aven, better known as the Outsider. A trained cabinetmaker, he helped me build some of these American crates to finalise my studio work.

These crates, by adding a physical structure, delimit the work and define its contours.

Conversely, my work in industrial wastelands, streets or abandoned spaces rejects any pre-established limits. It draws inspiration from everything that surrounds the medium โ€” peeling walls, forgotten objects, decomposing materials โ€” and integrates this outside framework as an integral part of the creation.

The works presented here question this tension between the neutrality of the white cube and the contextuality of in situ creation, and propose to play on the links that have woven my practice together over the last few years.

Studio works / Travaux d’ateliers

Soul hunter, 2018

Aรฉrosol sur toile – Spraycan on canvas
160*190cm.


Murol castle, 2018

Aรฉrosol sur toile – Spraycan on canvas
100*100cm.


Blitzcrieg, 2018

Aรฉrosol sur toile – Spraycan on canvas
100*100cm.


Back to cruelty, 2018

Aรฉrosol sur toile – Spraycan on canvas
81*100cm.


Les annรฉes noires, 2018
Aรฉrosol sur plan de mรฉtro parisien – Spraycan on paris subway’s canvas
120*100cm.

Mรฉmento

POCH, BIMS ET BREZ Sโ€™ASSOCIENT POUR UNE EXPOSITION COLLECTIVE ร€ Lโ€™Hร”TEL PASTEUR.

Du 8 au 27 juillet 2022, dans le cadre dโ€™Exporama 2022, lโ€™association Teenage Kicks mettait en avant son รฉquipe artistique ร  travers une exposition collective ร  lโ€™Hรดtel Pasteur.

POCH, BIMS et BREZ, artistes rennais, par ailleurs curateurs de la Biennale dโ€™Art Urbain, vous invitaient ร  dรฉcouvrir leurs travaux dโ€™ateliers. Intitulรฉe Mรฉmento, cette exposition proposait dโ€™explorer la mรฉmoire induite par une pratique รฉphรฉmรจre par essence, celle de lโ€™art urbain.

Pour lโ€™exposition Mรฉmento, jโ€™ai dรฉveloppรฉ une sรฉrie de peintures qui รฉvoque la mรฉmoire รฉphรฉmรจre de notre รฉpoque ร  travers une pratique sportive associรฉe au graffiti. Cela parle du manque de temps, de la vitesse, de l’immรฉdiatetรฉ, de lโ€™รฉphรฉmรจre, de lโ€™hรฉritage.

Des footings dans la ville servent de prรฉtextes pour documenter, repรฉrer, regarder la ville et ses transformations, sโ€™en servir comme muse et y peindre.

Le format polaroid convoque le souvenir, un souvenir immรฉdiat, รฉphรฉmรจre, un souvenir quโ€™on offre, quโ€™on range dans une boite, un souvenir quโ€™on oublie.

Instagram, inspirรฉ du polaroid, appelle ร  crรฉer un souvenir immรฉdiat, jetable, une sorte de mรฉmoire vive, une hyperconsommation de lโ€™image ร  travers les stories. Je mโ€™en sers pour documenter et communiquer sur mes ล“uvres, en mettant en scรจne le processus de crรฉation. Jโ€™รฉvoque une similaritรฉ entre lโ€™urbanisme actuel et ces peintures รฉphรฉmรจres, lโ€™accรฉlรฉration imposรฉe par notre monde moderne qui semble aller droit vers sa fin, le plus vite possible.

For the Mรฉmento exhibition, I have developed a series of paintings that evoke the ephemeral memory of our time through a sporting practice associated with graffiti. It speaks of the lack of time, speed, the immediacy, the ephemeral, the heritage.


The jogging in the city serves as a pretext to document, spot, watch the city and its transformations, use it as a muse and paint on it


The polaroid format conjures up the memory, an immediate, ephemeral memory, a memory that is gifted, put away in a box, a memory that is forgotten.


Instagram, inspired by the polaroid, calls for the creation of an immediate, disposable memory, a sort of random memory, a hyperconsumption of the picture through the stories. I use it to document and communicate about my work, by staging the creative process. I mention a similarity between today’s urbanism and these ephemeral paintings, the acceleration imposed by our modern world which seems to be heading towards its end, as fast as possible.